Saturday 8 August 2020
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dakaractu - 1 month ago

Le « come-back » de l’agriculture...

La vision de l’émergence à l’horizon 2035 du Président de la République Son Excellence Macky Sall a été traduite dans le Plan Sénégal Émergent (PSE) qui constitue le référentiel de sa politique économique et sociale. La première phase qui a été mise en œuvre avec succès, a permis d’impulser une nouvelle dynamique de croissance économique et contribué à la consolidation du cadre macroéconomique.

La seconde phase qui couvrira la période 2019-2023 s’attèlera à relever plusieurs défis, notamment celui du développement d’une économie compétitive, inclusive et résiliente. Ainsi, l’axe 1 du Plan d’actions prioritaires 2 (PAP2) du PSE intitulé « Transformation structurelle de l’économie et croissance », sera mis en œuvre dans le souci de traduire la volonté de son Excellence Macky Sall de rendre cette transformation structurelle plus inclusive en permettant de réduire les inégalités.

Cette approche place ainsi la modernisation de l’agriculture et de la vie en milieu rural au centre du dispositif.

La modernisation de l’agriculture s’entend « restructuration de l’agriculture familiale, promotion de l’agriculture à haute valeur ajoutée (notamment l’horticulture), amélioration de la résilience des agriculteurs face aux chocs climatiques à travers le développement de technologies intelligentes et l’utilisation de variétés plus adaptées et d’itinéraires techniques plus appropriés, et promotion de sources de revenus non agricoles ».

Ainsi, le rôle que l’on envisage de faire jouer à l’agriculture dépasse son rôle traditionnel de « réduction de la pauvreté » pour devenir un secteur porteur de croissance. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la décision forte de Son Excellence Macky Sall d’augmenter le budget de l’agriculture de 20 milliards FCFA par rapport à la campagne précédente, portant ainsi le montant total à 60 milliards pour la campagne 2020-2021.

Cette ambition est amplement justifiée. En effet, notre pays, à l’image de la plupart des pays africains, dispose d’un potentiel considérable pour assurer sa sécurité́ alimentaire, mais aussi pour produire des excédents exportables sur les marchés internationaux. Nous disposons de la plupart des ressources nécessaires pour accroître notre production agricole et la productivité́ de notre agriculture, ainsi que de terres et de ressources humaines en abondance.

Il n’est peut-être pas nécessaire de revenir ici sur la pertinence d’un scénario de croissance reposant sur l’agriculture. En effet, si au cours des 30 dernières années, la nature et les origines de la croissance ont beaucoup varié d un pays à un autre, il faut rappeler que dans plusieurs pays, le secteur de l agriculture s est développé rapidement, ce qui a eu un impact majeur sur la réduction de la pauvreté et le développement économique au plan national.

Cependant, passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture commerciale nécessite de tirer parti des opportunités tout en élaborant des stratégies pour relever les principaux défis.

Au sein du Ministère de l’Agriculture et de l’Équipement Rural (MAER), nous nous attelons à cela sous la direction du Ministre, le Professeur Moussa BALDE. Nous avons clairement identifié les leviers sur lesquels il est nécessaire de s’appuyer pour y parvenir :

- Accroissement de la production : augmentation de la productivité et des superficies cultivées, modification de la composition de la production et utilisation de la technologie. La modification de la production et l’utilisation intensive de nouvelles technologies sont nécessaires pour pallier aux limites des superficies cultivables lorsque cette situation se pré



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